281 Quand le jour s’est levé,je n’ai pas ouvert les yeuxc’est la lumière qui les a ouverts pour moi. Elle a glissé sur mes paupièrescomme une main tendre,murmurant au monde :réveille-toi, la vie t’attend. Les arbres dansaient sans musique,les oiseaux chantaient sans raison,et j’ai ri,simplement ri,comme un enfant qu’on appelle par son prénom. Tout semblait neuf,les pierres,les chemins,même mon souffle portait une odeur de départ. J’ai marché vers l’horizonsans savoir où j’allais,car la joie n’a pas besoin de destination. J’ai salué les nuages,les fleurs,les passants,et même les ombres qui fuyaient derrière moi. Chaque sourire rencontréétait une étoile qu’on m’offrait,chaque mot doux,une goutte d’été sur mon cœur. Et j’ai compris enfinque le bonheur n’est pas un miracle,mais une habitude du regard,un art de voir la lumièremême dans la poussière des jours. Alors j’ai fermé les yeux,et j’ai remercié le ciel,le vent,et le temps,de m’avoir laissé vivreencore une matinéeoù tout, simplement,respire. Niama Bassari شاركها 0 FacebookTwitterPinterestLinkedinWhatsappTelegramCopy LinkEmail